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 L'amour du théâtre.

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L'Aly
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MessageSujet: L'amour du théâtre.   Jeu 22 Mar - 21:23

Sous le Premier Empire, le goût du théâtre est très prononcé.
Chez les classes supérieures, on écrit et joue volontier de petites comédies de salon "pour se désennuyer".
Le premier Consul lui-même est très assidu aux représentations : il n'ira pas moins de 600 fois au théâtre, et aime beaucoup "ce genre de délassement". Il est d'ailleurs le premier spectateur des pièces que monte son netourage à la Malmaison. Construit en 1802, ce théâtre fut inauguré avec le Barbier de Séville de Beaumarchais où Rosine fut interprétée par Hortense et Basile per Eugène. Certaines écoles privées font même jouer des scènes lors de la distribution des prix.
En famille, on anime les après-midi ou les soirées en jouant ce que l'on apelle des proverbes dramatiques de Carmontelle.
- Louis Carrogis, dit Louis de Carmontelle ou Carmontelle, est né à Paris le 15 août 1717 et mort à Paris le 26 décembre 1806, c'était un peintre, dessinateur, graveur, auteur dramatique et architecte-paysagiste français.-.
Il s'agit pour ses proverbes de petites comédies improvisées dont le titre et le mot de la fin sont un proverbe que le spectateur doit deviner.
Les proverbes de Carmontelle constituent par excellence un théâtre de société. À l'origine, ce ne sont guère que des canevas sur lesquels les personnages de la cour sont invités à improviser. Environ une centaine de proverbes ont été conservés. Ce sont des petites comédies sans prétention, à la trame légère et dépourvues de toute action dramatique.
Il existe aussi un certain nombre d'aristocrates du faubourg Saint-Honoré qui perpétuent une institution de l'Ancien Régime, les Grands Jours du Marais, en jouant en société, du dernier dimanche d'août au deuxième dimanche de septembre, plusieurs pièces légères comme l'Epreuve villageoise de Grétry ou Monsieur Musart de Picard. Sur leurs terres, autour de Paris, après une répétition habillé concédée à "la cohue bourgeoise", ils donnent une représentation à l'aristocratie des châteaux voisins, qu'ils invitent ensuite à se rafraîchir d'une glace.

L'Aly

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L'Aly
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MessageSujet: Re: L'amour du théâtre.   Lun 26 Mar - 19:12

(nouvelle trouvaille- suite)

Comme je le disais plus haut, le théâtre tient une place importante dans les distractions, surtout en province.
La production théâtrale est immense et, à côté des classiques comme Corneille et Molière, le public fait un triomphe à des mélodrames comme Fanchon la Vielleuse, à des tragédies comme les Templiers de Raynouard et Omasis ou Joseph en Egypte de Baour-Lormian, et à des comédies comme les Deux Gendres d'Etienne. A l'académie de musique, c'est-à-dire l'Opéra de Paris, Lesueur est élevé aux nues avec les Bardes, tandis que les Noces de Figaro de Mozart ou l'Alceste de Gluck reçoivent un accueil glacé.
Le public, qui veut du romanesque, du drame et du merveilleux, remplit les salles de spectacle pour soutenir ses vedettes telles que le vieux Molé, le grand Talma, Melle George, Duchesnois et Mars ... même si , parfois, il trouve leur dicton trop extravagante et leurs poses trop académiques. Les places d'orchestre et d'amphithéâtre, qui valent 7 francs au " Français", sont souvent occupées par des privilégiés qui ont des billets donnés; celle des balcons, les plus distinguées et les plus chères sont aussi les plus incommodes. Pour 44 sous, les amateurs peu fortunés se retrouvent au parterre, debout et serrés les uns contre les autres. Certains apportent des sifflets qu'ils adaptent à des soufflets ou placent dans leurs souliers pour huer et interrompre les pièces.
Alors qu'en 1807 on compte 157 salles de théâtre dans l'Empire, Napoléon décide d'en limiter le nombre qui, à Paris, passe de 33 à 8 !, chacune ayant son genre et un répertoire parfois imposé.

L'Aly

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