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 Le Carnaval de Paris

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L'Aly
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MessageSujet: Le Carnaval de Paris   Sam 31 Jan - 23:44

Le carnaval à Paris ! clown

Tradition remontant au XVIe siècle, succédant à la Fête des Fous, le carnaval de Paris débute après l'Epiphanie et dure jusqu'au Mercredi des Cendres qui lance la période de Carême des catholiques.

Le carnaval est interdit sous la Révolution, l'utilisation de costumes et de masques dans le cadre des festivités faisant craindre à la police une recrudescence de troubles et de conspirations. A partir de 1800 le carnaval revient dans les rues parisiennes mais de manière très encadrée : de 1800 à 1802 les masques restent interdits ; le respect de la décence dans les tenues et les comportements est étroitement surveillé, et aucune allusion politique n'est permise. Le 4 février 1809, le préfet de police fait publier dans les journaux une ordonnance de police :

« Tout individu qui, pendant le Carnaval, se montrera dans les rues, places et promenades publiques, masqué, déguisé ou travesti, ne pourra porter ni épée, ni bâton, ni autres armes.
Nul ne pourra prendre les déguisements qui seraient de nature à troubler l'ordre public.
Il est défendu à toute personne masquée, déguisée ou travestie, et à tout autre individu, d'insulter qui que ce soit, de se permettre, à l'occasion du Carnaval, aucune attaque, et de s'introduire par violence dans les boutiques et maisons.
Il est également défendu à tout individu de provoquer ni insulter les personnes masquées, déguisées ou travesties.
Toute personne masquée, déguisée ou travestie, invitée par un officier de police à le suivre, doit se rendre sur le champ au bureau de police le plus voisin, pour y donner les explications qui peuvent lui être demandées.
Les contrevenans aux dispositions ci-dessus seront arrêtés et conduits à la préfecture de police, où il sera pris à leur égard telles mesures administratives qu'il appartiendra, sans préjudice des poursuites à exercer devant les tribunaux, tant contr'eux, que contre les pères et mères, et autres civilement responsables, suivant la loi.
La présente ordonnance sera imprimée ; elle sera publiée et affichée dans Paris.
Les commissaires de police, l'inspecteur-général du 3e arrondissement de la police générale de l'Empire, les officiers de paix et les préposés de la préfecture de police, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de tenir la main à son exécution. »

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L'Aly
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MessageSujet: Re: Le Carnaval de Paris   Dim 1 Fév - 0:10

et pour l'histoire complète, voilà ce que nous apprend wikipédia (très intéressant ! ! ) :

Histoire du Carnaval de Paris

Jusqu'au XIXe on utilisait en France, à égalité avec le mot Carnaval le mot Carême-Prenant, qui pouvait être orthographié différemment (« Quaresmeprenant » ou « Quarêmeprenant » par exemple).

Cette fête est très ancienne à Paris. Nicolas de Baye écrit dans son journal en 1411:
Lundi, xxiije jour de fevrier
La Court, pour la reverence de la feste de caresme prenant qui sera demain, s'est levée devant l'eure.


La vigueur du Carnaval de Paris a reposé sur une tradition ininterrompue durant des siècles, des sociétés festives et carnavalesques organisées et l'implication particulière de certaines corporations. Ce dernier point est illustré par exemple par un poème anonyme du XVIIIe siècle :

De ces sortes de mascarades,
Les Artisans font leurs plaisirs,
Il faut les voir à nos parades !
C'est là qu'ils comblent leurs désirs !
Chacun retourne à son ouvrage
Quand Mardi-gras est enterré,
Tout est mangé selon l'usage
Et l'on est toujours altéré.


Ainsi à l'époque les artisans jouent ici un rôle important. Au XIXe siècle l'implication des bouchers, blanchisseuses, commerçants, étudiants, sera essentielle pour l'animation du Carnaval. Ce genre de phénomène se retrouve dans tous les carnavals que ce soit à Dunkerque ou au Brésil, la tradition, l'organisation et l'implication de certaines couches de la populations sont essentiels pour la prospérité de la fête.
Jusqu'au début du XXe siècle le Carnaval de Paris dure beaucoup plus longtemps que le seul Mardi Gras. En 1690, dans son Dictionnaire universel, Antoine Furetière écrit ces mots, qui s'appliquent également à Paris:

« CARNAVAL. s.m. Temps de réjouissance qui se compte depuis les Rois jusqu'au Carême. Les bals, les festins, les mariages, se font principalement dans le Carnaval. »
Soixante-deux ans plus tard, en 1752, l'Encyclopédie confirme, reprenant, presque à l'identique, les mots de Furetière :

« Le tems du carnaval commence le lendemain des Rois, ou le 7 de Janvier, & dure jusqu'au carême. Les bals, les festins, les mariages, se font principalement dans le carnaval. »

Le Carnaval de Paris a connu une éclipse et a été oublié durant une quarantaine d'années du début des années 1950 jusqu'à 1993. Encore de nos jours un grand nombre de Parisiens ignorent qu'il existe un Carnaval de Paris. Ils ignorent également que cette fête connaissait des personnages typiques, caractérisés par leur costume et revenant chaque année, ainsi qu'un certain nombre de blagues carnavalesques traditionnelles. Ces dernières furent pratiquées au moins depuis le XVIIe siècle jusqu'au XIXe siècle.
Des années 1950 jusqu'à 1993, les mots « Carnaval de Paris » cessèrent même pratiquement d'être utilisés. Pour les Parisiens, il était possible éventuellement de fêter à Paris « Mardi Gras ». S'ils parlaient de Carnaval il s'agissait du Carnaval de Nice ou du Carnaval de Rio.

Dans la rue deux types d'événements centraux marquent traditionnellement le Carnaval de Paris : la promenade de masques et les cortèges.
La promenade de masques consiste en ce que les masques, c'est à dire les personnes déguisées, se retrouvent en grand nombre avec les curieux et admirateurs venus les voir, en un endroit donné à un moment donné. Voici ce que Dulaure dit de ce phénomène en 1787 :
« Rue Saint-Antoine, elle est fameuse pour le concours prodigieux des masques qui tous les ans, les derniers jours du carnaval, attirent un grand nombre de curieux. »
Les moments traditionnels de sorties de cortèges du Carnaval de Paris sont:
Les jours gras : ce sont « les derniers jours du carnaval » dont parle Dulaure. Ils commencent, au XVIIIe siècle, le jeudi gras et finissent le Mardi Gras. Au XIXe siècle ils vont se restreindre aux seuls dimanche-lundi-mardi gras. C'est le moment de la sortie de la Promenade du Bœuf Gras.
Vingt-et-un jours après Mardi Gras, le jeudi de la Mi-Carême. La Mi-Carême est également appelée la Fête des blanchisseuses, car c'est le jour de leur fête et du défilé de leurs reines et de la reine des blanchisseuses. À celles-ci succèdent à partir des dernières années du XIXe siècle les reines issues d'autres corporations.
Le cortège du Bœuf Gras, mentionné à Paris en 1274, est attesté comme traditionnel dès 1739. Il prend une ampleur gigantesque au XIXe siècle devenant de facto la Fête de Paris dans le cadre du très grand Carnaval de Paris. En 1896 et 1897, pour se moquer du Bœuf Gras tout en s'amusant, les artistes et montmartrois organisent une Promenade de la Vache enragée ou Vachalcade. Destinée à être perennisée cette fête ne connait pas ensuite de nouvelle édition.

Les cortèges de reines de la Mi-Carême existent au moins depuis le XVIIIe siècle. La Mi-Carême est déjà alors de facto la Fête des femmes de Paris. Le cortège de la Reine des blanchisseuses de Paris existe au moins depuis 1830. En 1891 à l'initiative de Morel président de la Chambre Syndicale des Maîtres de Lavoirs ces différents cortèges sont utilisés ou remplacés par le cortège de la Reine des Reines de Paris. À cette occasion les étudiants des Beaux-Arts rallient la fête avec un « char du lavoir des Beaux-Arts » escorté par leur fanfare jouant l'hymne des Beaux-Arts Le Pompier.
En 1893 l'ensemble des étudiants parisiens se joint au cortège des blanchisseuses. Leur participation très appréciée se poursuit durant des années et fait de la Mi-Carême la fête des étudiants parisiens.

Il existe également, au Carnaval de Paris, mais seulement de 1822 jusque vers 1860, un troisième grand cortège, qui sort le matin du Mercredi des Cendres :

La descente de la Courtille
Ces cortèges attirent des foules énormes, venues de Paris et des banlieues alentours. Au point que fin XIXe siècle, début XXe siècle, on est obligé d'interrompre la circulation des véhicules sur les Grands Boulevards, durant les jours gras (dimanche, lundi et mardi gras) et le jeudi de la Mi-Carême.

Un événement en salle marque le Carnaval de Paris, de janvier 1716 jusqu'au début du XXe siècle : le Bal de l'Opéra. Créé par une Ordonnance royale, en date du 31 décembre 1715, il attire une foule nombreuse. C'est dans ce bal que vers 1840 Philippe Musard introduit le cancan ou coincoin, danse scandaleuse inventée par les blanchisseuses dans leurs fêtes. À l'époque les femmes portent des culottes fendues.
La danse et la musique sont traditionnellement indissociables du Carnaval de Paris. Pour les bals du Carnaval de Paris des dizaines de compositeurs ont créé des centaines de partitions de musiques au XIXe siècle. Ce sont généralement des quadrilles. Les partitions existent toujours le plus souvent en réduction pour musique de chambre ou piano[15]. Mais elles ne sont plus jouées depuis cent-cinquante ans. La musique festive de danses de Paris au XIXème siècle a été célèbre dans le monde entier à l'égal des valses de Vienne et a marqué de son empreinte les traditions musicales de plusieurs pays et régions du monde.
Au nombre des plus fameux compositeurs de musique festive de danses de Paris au XIXème siècle, on trouve Philippe Musard « le roi (ou le Napoléon) du quadrille », Louis-Antoine Jullien, Isaac Strauss, des Belges : les frères Tolbecque, etc. En 2009, ce sera le cent-cinquantième anniversaire de la mort de Philippe Musard.

Le Carnaval de Paris en 1589 a un caractère orgiaque. On y voit notamment des cortèges de Parisiens et Parisiennes défilant entièrement nus. Le Carnaval de Paris sous Louis XVI et notamment celui de 1789 est décrit par le journal de Siméon-Prosper Hardy. Au Carnaval de Paris en 1831, la fête et l'émeute se juxtaposent, sans se déranger mutuellement.

En 1891 est lancé au Carnaval de Paris le confetti moderne en papier. À ses débuts on le vend au verre ou au kilo.
En 1892 est inventé au Carnaval de Paris le serpentin. Les premières années ils font 50 à 200 mètres de longueur sur un centimètre de largeur.
L'usage massif du confetti à Paris de 1891 à 1914, celui du serpentin, durant quelques années à partir de 1892, confine à une véritable épopée. La Seine à la sortie des égouts de Paris le lendemain matin des grandes batailles de confetti, prend l'apparence d'une « immense banquise multicolore ». Les serpentins rendent les arbres dénudés des Grands Boulevards « tout chevelus et multicolores ». Confetti et serpentins subiront des interdictions répétées qui finiront par en réduire l'usage à Paris.

En 1896 et 1897, les artistes et montmartrois pour se moquer du cortège du Bœuf Gras, qui ressortait en grandes pompes après 25 années d'interruption, organisèrent une Promenade de la Vache enragée ou Vachalcade.

Les deux derniers grands cortèges du Carnaval de Paris sortis à ce jour, sont :
Le cortège du Bœuf Gras, jeudi 19 mars 1936.
Le cortège de la Mi-Carême, jeudi 28 mars 1946.
Après 45 ans d'interruption le cortège du Bœuf Gras renaît à l'initiative de Basile Pachkoff rejoint dans ses efforts par Alain Riou. À partir de 1998 le défilé a lieu à nouveau chaque année. Depuis 2002 il renoue avec le calendrier traditionnel du Carnaval et sort le Dimanche Gras avant veille du Mardi Gras. La renaissance de la Fête des blanchisseuses a été proposée en 2008 pour 2009.

ça vous dit ???? pirat

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Ninon de Lenclos
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Lasalle60
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MessageSujet: Re: Le Carnaval de Paris   Dim 1 Fév - 11:53

Merci , tu es toujours aussi érudite
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MessageSujet: Re: Le Carnaval de Paris   

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