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 Fournisseur de la Cour : Leroy

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L'Aly
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MessageSujet: Fournisseur de la Cour : Leroy   Mer 9 Mai - 14:47

Comme Rose Bertin au temps de la reine Marie-Antoinette, Hyppolite Leroy préfigure les grands couturiers modernes.
Le Sacre marque le début de son ascension. Jusque là simple marchand de modes, surtout vendeur d'étoffes, de bonnets et de chapeaux, il s'associe avec une couturière célèbre, Mme Raimbault, et obtient pour la prestigieuse cérémonie, la commande des costumes de l'Impératrice Joséphine auprès de qui il a su s'introduire. Lancé par cet événement qui lui vaut la clientèle du Tout-Paris, la clientèle aussi des cours étrangères qui gravitent autour de celle de Napoléon, il peut désormais se permettre de travailler seul. Peu scrupuleux, il se fâche alors avec son associée, en gardant cependant ses patrons et certaines de ses couturières.
Installé rue de Richelieu, tout d'abord dans un petit appartement, il finit par occuper tout l'immeuble avec ses ateliers de couture et de mode, et ses magasins de vente d'étoffes. Profitant des libertés commerciales de la Révolution, il parvient à fournir tout ce qui touche à l'habillement et à la parure des femmes, éventails, même châles cachemire importés en fraude sur lesquels il prélève d'importantes commissions.
Et sa renommée ne s'estompera pas avec la chute de l'Empire, puisque un de ses registres des dépenses de la Cour conservé à la Bibliothèque Nationale regroupent les commandes reçues de 1812 à 1818.

L'Aly

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MessageSujet: Re: Fournisseur de la Cour : Leroy   Mer 9 Mai - 16:02

est-ce qu'il existe encore des vêtements de Leroy? Ou seulement des dessins?
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L'Aly
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MessageSujet: Re: Fournisseur de la Cour : Leroy   Mer 9 Mai - 16:28

Cette robe exposée à la Malmaison est attribuée à Leroy :



Cette robe et son " bas de robe " (ou traîne) sont en Gros de Tours brodé de fils
et de paillettes d'or et d'argent avec des cabochons de cristal.
Les somptueuses broderies reproduisent des rameaux et des branchages,
associés à une bordure de fleurs de lotus et d'œillets dans le bas.

mais je suis très intéressée si certains en connaissent d'autres ...

L'Aly

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MessageSujet: Re: Fournisseur de la Cour : Leroy   Mar 15 Mai - 11:09

C'est bien la robe qui était exposé à Malmaison?
Elle est vraiment très très belle!

Je suis curieuse s'il existe encore des autres :-)
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L'Aly
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MessageSujet: Re: Fournisseur de la Cour : Leroy   Lun 26 Nov - 21:13

J'ai trouvé un texte approfondie sur le fournisseur Leroy
reprenant sa façon de travailler et quelques grandes clientes :

Après avoir acquis une bonne renommée, ses prétentions s'enflent à mesure
que sa réputation grandit encore et encore. Hautain avec les clientes, surtout
les clientes relativement modestes, se livrant à toute une mise en scène pour
prendre les mesures (il lui faut une estrade pour opérer), il va jusqu'à solliciter un jour
de Joséphine - qui ne sait rien lui refuser - l'autorisation d'utiliser des voitures de la Cour
pour le mariage de sa fille, autorisation que, bien sûr, Napoléon, au comble de la colère,
refusera en termes cinglants. L'Empereur en effet ne l'aime guère, l'appelant
" le marchand de chiffon de ma femme", faisant expertiser ses livraisons et rabaisser
ses mémoires qu'il trouve trop élevés. Il ne peut néanmoins l'empêcher de dicter
ses ukases à la presque totalité de l'Europe où les princesses de la famille impériale,
Caroline Murat, reine de Naples, Pauline Borghèse, Elisa, princesse de Lucques et
de Piombino, Hortense, reine de Hollande, ainsi que quelques grandes dames,
telles que Mme de Luçay ou Mme de Bassano, femme du ministre des Affaires étrangères,
ont puissamment contribué à répandre ses créations.

Son très réel talent lui permet - à partir de dessins que son ami le peintre Garneray
fait pour lui d'après les fresques de Pompéï ou la statuaire des galeries du Louvre
- d'adapter avec bonheur l'antiquité un peu rigide que prône David aux exigences
d'une mode plus souple et plus aimable, à porter à la ville et dans les salons.

Après avoir trouvé, en la personne de l'Impératrice Josépine, la cliente idéale pour
un couturier, " idolâtre de mode", toujous prête, sans songer à son budget,
à se laisser tenter par quelques parure nouvelle qu'elle portera divinement,
il habille aussi Marie-Louise, moins passionnée par la toilette, plus économe
par éducation et par souci de plaire à Napoléon, et que l'étiquette, devenue très rigide,
lui interdit d'approcher personnellement.

Avant même qu'elle n'arrive à Paris, il a fourni, pour son trousseau de mariage,
une cinquantaine de modèles destinés à lui permettre de faire face à toutes les sitations :
grands habits, robes parées, robes de bal, redingotes plus simples, habits de chasse
très ornés, et bien sûr, la robe de mariage, un grand habit brodé en lames et
en pierres, qui a coûté à lui seul 12 000 francs.

De cette époque, la Bibliothèque nationale conserve un de ses livres de comptes :
le Registre des dépenses de la Cour, qui fait état de commandes reçues de
1812 à 1818. On peut donc y contaster que la chute de l'Empire n'apporte pas
de trouble excessif dans les affaires de Leroy. En 1814, la duchesse d'Angoulême,
la fille de Marie-Antoinette, fait prendre une robe chez lui pour son entrée à Paris
et restera sa cliente lors de la seconde Restauration. Ses façons sont comptées
au prix uniforme de 18 francs. Toutes les différences proviennent de la valeur
des matières premières employées et de celle des broderies qu'on y ajoute.
Ainsi certaines clientes, en apportant leur étoffe, peuvent-elles se faire habiller
à peu de frais en jouissant tout de même du talent du grand faiseur.



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